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Apprendre à Mourir au 21e Siècle : La Contribution Littéraire

  • Author(s) / Creator(s)
  • SSHRC Awarded IG 2016: Savons-nous mourir au 21e siècle? La fin de vie est aujourd'hui monopolisée par la pratique médicale et le milieu hospitalier, mais ceux-ci sont-il les plus 'hospitaliers' pour accueillir l'expérience radicalement singulière de mourir? Comment faire de celle-ci le vrai dernier chapitre de la vie, chargé de valeur et de signification, et non livré à la contingence de l'accident ou de l'échec médical? Comment rendre à celui qui la vit cette expérience ultime, au lieu qu'elle s'anéantisse dans l'oubli des drogues ou l'anonymat de latable d'opération, qui le dérobent à lui-même et à ses proches? Malgré l'allongement de l'espérance de vie, les progrès considérables de la médecine, les ressources psychologiques disponibles, l'individu occidental demeure entièrement désarmé face à l'annonce du diagnostic fatal ou la disparition du proche (parent, enfant, compagne ou compagnon d'une vie). L'impact émotionnel de la fin de vie sur ceux qui vont mourir comme sur leur entourage semble réservé au seing privé des cabinets des psychologues ou aux services des travailleurs sociaux. Quel discours public fait défaut qui permettrait de regarder la mort en face et de s'ypréparer? La recherche propose d'offrir et de partager avec les publics les plus immédiatement concernés la première étude systématique de ce corpus de récits littéraires de la fin de vie, qui n'a jamais été abordé pour lui-même ni pour sa riche comparaison interculturelle. Elle s'appuie sur le postulat que par les formes de savoir émotionnel et empathique qu'elle met en oeuvre, la littérature offre une intelligibilité spécifique de la vie humaine, produite par la rencontre entre l'expertise langagière des écrivains et leur expérience vécue, qu'il est temps de mettre au service de tous. // Do we know how to die in the 21st century? End-of-life is now monopolized by the medical practice and the hospital environment, but are they the most 'hospitable' to welcome the radically singular experience of dying? How do we make it the real last chapter of life, charged with value and meaning, and not delivered to the contingency of the accident or medical failure? How do we give back to the one who is having this ultimate experience, instead of being destroyed by forgetting the drugs or the anonymity of the operating table, which causes individuals to be taken away from themselves and their relatives? Despite the increase in life expectancy, the considerable progress in medicine, the available psychological resources, the Western individual remains entirely helpless in the face of the announcement of the fatal diagnosis or the death of the loved one (parent, child, partner or life companion). The emotional impact of the end of life on those who will die as well as on those around them seems to be reserved for the private realm of the offices of psychologists or the services of social workers. What public discourse is lacking that would make it possible to look death in the face and prepare for it? This research is the first systematic study of a corpus of literary tales regarding the end of life, an area which has not been previously research. It is based on the postulate that by the forms of emotional and empathetic knowledge which it implements, literature offers a specific intelligibility of human life, produced by the meeting between the linguistic expertise of writers and their lived experience, and places everyone in its service.

  • Date created
    2015-10-15
  • Subjects / Keywords
  • Type of Item
    Research Material
  • DOI
    https://doi.org/10.7939/R3P55DK27
  • License
    © Snauwaert, Maite. All rights reserved other than by permission. This document embargoed to those without UAlberta CCID until 2024.
  • Language
  • Additional contributors
  • Source
    Maïté Snauwaert